lundi, 08 juin 2009

Bravo l'Eure

Le résultat de Marine dans le département de l'Eure est de 10,05%, et il représente le résultat obtenu sur la images.jpgcirconscription nord-ouest (10,1%).  

Au niveau de la circonscription nord-ouest, nous sommes 4ème avec 10,1% (1 élu) devant le Modem (8%) et le Front de Gauche (7%). C'est le score le plus élevé pour le FN sur toute la France.

 DANS L'EURE :

 Les résultats sont plutôt satisfaisants. Nous étions à priori le département qui devait apporter le moins de voix à Marine. Or, nous nous situons dans la moyenne de la circonscription avec 10,05%.

Le mérite en revient aussi à vous tous qui vous êtes mobilisés. 

 Nous sommes en 4ème position derrière le PS (14%), Europe Ecologie (12%) ; mais devant le Modem (entre 8 et 9%), le Front de Gauche, le NPA et Libertas entre 4,5 et 6%.

 Au niveau des circonscriptions dans l'Eure, la 1ère et la 2ème circonscription (Evreux-Conches) : 10,5%, les 3ème et 4ème circonscription (Bernay-Louviers-Pont Audemer) : 9% ; la 5ème circonscription (Vernon) : 11,5%.

Enfin, le résultat de quelques communes est extrêmement encourageant et à souligner, tel Rugles avec 15% (cf affaire Novelis), Aubevoye, Breteuil sur Iton etc.

Dans des communes tel que Bernay, nous nous maintenons mais ne perdons pas de terrain.

 De manière générale, notre score augmente de 3 à 4% par rapport aux dernières échéances qui ont eu lieu ; et notre électorat s'est moins démobilisé que pour d'autres.

Aux endroits où les tractages ont été les plus importants, les scores sont également plus élevés.

Ci-dessous, les résultats définitifs recueillis pour quelques communes (entre parenthèses le résultat cumulé FN + Lang pour ceux qui plébicitent encore les divisions)

Evreux : 7,87% (cumul Marine + Lang : 9,32%)

Vernon : 7% (cumul Marine + Lang : 10,60%)

Louviers : 8,13% (cumul Marine + Lang : 10,01%)

Val de Reuil : 7,09% (cumul Marine + Lang : 8,18%)

Bernay : 5,94% (cumul Marine + Lang : 7,72%)

Gisors : 11,97% (cumul Marine + Lang : 13,76%)

Pont-Audemer : 8,26% (cumul Marine + Lang : 9,50%)

Les Andelys : 13,01% (cumul Marine + Lang : 15,04%)

Gaillon : 8,53% (cumul Marine + Lang : 10,79%)

Verneuil sur Avre : 8,07% (cumul Marine + Lang : 9,95%)

Pacy sur Eure : 10,29% (cumul Marine + Lang : 12,70%)

Brionne : 6,41% (cumul Marine + Lang : 8,12%)

St Marcel : 7,95% (cumul Marine + Lang : 10,13%)

St Sébastien de Morsent : 3,93% (cumul Marine + Lang : 5,41%)

Conches : 9,44% (cumul Marine + Lang : 10,69%)

Le Neubourg : 9,21% (cumul Marine + Lang : 10,94%)

Le Vaudreuil : 7,37% (cumul Marine + Lang : 8,75%)

Aubevoye : 14,51% (cumul Marine + Lang : 16,40%)

Pont de l'Arche : 7,71% (cumul Marine + Lang : 8,80%)

Etrepagny : 10,79% (cumul Marine + Lang : 13,03%)

Breteuil sur Iton : 15,42% (cumul Marine + Lang : 16,94%)

Gravigny : 7,52% (cumul Marine + Lang : 9,48%)

St André de l'Eure : 12,03% (cumul Marine + Lang : 14,53%)

Ezy sur Eure : 11,08% (cumul Marine + Lang : 13,48%)

 Ces résultats sont un succès pour le FN dans l'Eure par rapport à ceux de ces dernières années, à ceux d'autres départements et doivent permettre la mobilisation de tous pour les prochaines échéances.

Félicitations à Marine ainsi qu'à vous tous pour votre engagement dans cette campagne européenne.


E. Camoin et B. David

vendredi, 05 juin 2009

Sondage?

Le Monde donne le Front national à 4%. C'est une vaste blague. Voici pourquoi.



(photo : SL)
(photo : SL)
Tout le monde attend l'abstention mais c'est peut-être l'extrême droite qui pourrait surprendre. Arc-boutés sur des sondages nationaux tentant de prévoir les résultats du scrutin régional des européennes, les journalistes nationaux en ont laissé tomber l'enquête d'opinion BVA-VocalCom-PresseRegionale.fr . Grave erreur ! En se penchant sur chaque eurorégion, l'étude montre un panorama sans grand rapport avec les approximations nationales, soulignant notamment le poids d'un Front National qu'on croyait mort et que les sondages nationaux font plafonner à 4%.

Les internautes de la Provence «pas surpris» par les 9,5% de Le Pen père

En dehors de l'Île-de-France (où le FN recueille 5% seulement) et de l'Ouest, où Philippe de Villiers prend sa part de l'électorat de droite radicale (il est crédité de 7% des suffrages), le FN est dans 5 des 7 eurorégions (manque l'Outre Mer) à plus de 8%, soit le double du score estimé par l'enquête TNS Sofres/Logica brandie par tous les analystes ce jeudi 4 juin. L'évaluation nationale du sondage BVA-VocalCom, qui tient compte des poids relatifs des eurorégions dans le scrutin, donne 8,5% au parti de Jean-Marie Le Pen.

Ainsi, dans le Sud-Ouest, son lieutenant Louis Alliot joue à jeu égal avec le NPA à 8% et devance le Front de gauche (7%). Marine Le Pen distance largement le chasseur Frédéric Nihous dans le Nord-Ouest où on la crédite de 9%, score supérieur à celui de l'eurodéputé écologiste sortante Hélène Flautre (8%). Quant à Jean-Marie Le Pen, il est le troisième homme dans le Sud-Est, où il dépasse, à 9,5%, Modem, Europe Ecologie, Front de gauche et NPA. «Sarkozy se vantait d’avoir tué le FN, le FN risque plutôt d’avoir la peau de Sarkozy», commentait une internaute sur le site du quotidien régional La Provence. Hypothèse soulevée par peu d'éditorialistes : et si le vote sanction aux européennes était celui de la droite et non de la gauche ?

«Foutu pour foutu» : Gollnisch à 15% dans l'Est

Extrait du sondage BVA-PresseRegionale.fr
Extrait du sondage BVA-PresseRegionale.f
Mais le score le plus impressionnant revient à l'eurorégion Nord-Est : 15% d'intentions de vote, 5 points derrière Catherine Trautmann (PS) et 9 seulement derrière Joseph Daul, de l'UMP. Un score qui surprend à peine les équipes des candidats : de la Lorraine à la Champagne-Ardenne en passant par l'Alsace, la région a sérieusement encaissé la crise et serait en proie à une épidémie de vote anti-système.

«Sur le terrain, les électeurs sont dépités : on leur a promis de sauver leur région et maintenant, ils ont l'impression que tous les politiques les ont lâché, raconte le directeur de campagne d'un candidat de l'Est. Quand on leur dit qu'il n'y a pas que l'UMP, ils nous répondent : «on ne s'en sortira pas de toute manière, alors foutu pour foutu.» Ceux qui ne disent pas ça ne parlent que d'abstention.»  Un vote sanction contre Sarkozy mais aussi contre une campagne qui n'a parlé d'Europe que par hasard et écarté consciencieusement les partisans du «non» au TCE.

source:http://www.marianne2.fr/Europeennes-le-FN-revient_a180215.html

dimanche, 24 mai 2009

L'impact économique et fiscal des politiques européennes

images.jpg

La politique monétaire de l'euro fort et son impact pour l'économie française

Depuis l'abandon de notre souveraineté monétaire et économique, la BCE en lien avec l'Eurogroupe possède des leviers de commande sur la fixation du taux de change de la monnaie commune.

En souhaitant un euro fort, la BCE a engendré une appréciation de l'ordre de 60% de l'euro vis-à-vis du dollar, le rendant moins attractif, ce qui a des conséquences néfastes sur nos échanges commerciaux et engendré une aggravation du déficit de la balance commerciale extérieure, celle-ci étant déficitaire depuis près d'une décennie désormais.

Lorsqu'en 1997, la balance commerciale extérieure de la France était excédentaire de 24 milliards d'euros, la mise en place de l'euro et la politique de la BCE sont en grande partie responsables de la situation actuelle de la France : un déficit commercial de 56 milliards d'euros en 2008, dont la situation ne cesse de se détériorer depuis 2003.

Même si la majorité des échanges commerciaux de la France se font avec d'autres membres de la zone euro, une large partie s'effectue avec des pays d'Asie ou d'Amérique du Nord et désormais avec les nouveaux pays émergeants. Or, la valeur actuelle de notre monnaie limite fortement nos exportations.

A cela s'ajoute un affaissement de la compétitivité des entreprises nationales due aux 35 heures et aux charges fiscales pesant sur les entreprises, ces charges s'expliquant également par le pacte de stabilité de l'Union européenne, qui, limitant notre déficit budgétaire, engendre le maintien des prélèvements obligatoires de la France à plus de 44%, bien au delà de la plupart des autres pays industrialisés.

La politique inflationniste obsessionnelle de la BCE et son impact pour l'économie française

Depuis sa création en 1998, l'obsession de la BCE de Francfort a été de contenir l'inflation en maintenant un taux d'intérêt directeur excessivement élevé.

En maintenant ce taux à un niveau élevé, entre 4 et 5%, la BCE a mis un frein aux emprunts des ménages et des entreprises, aux investissements, à la consommation et en conclusion à la croissance et à l'emploi.

Alors que la conjoncture économique de la dernière décennie fut plutôt favorable, la France a affiché l'un des plus faibles taux de croissance, celui-ci n'ayant jamais dépassé le seuil de 2,5% nécessaire à la bonne santé économique du pays depuis l'an 2000.

Le niveau d'inflation atteint au cours de l'année dernière du fait de la hausse des matières premières, jusqu'à 4% à l'été 2008, a démontré aussi la dépendance des nations à une mondialisation économique imposée par les euromondialistes. Elle a ramené les européistes les pieds sur terre en leur démontrant avec éclat, les limites interventionnistes de la BCE, qui a abaissé progressivement jusqu'à 1,25% son taux directeur en espérant sauver ce qui peut l'être, depuis la rentrée 2008.

Le Pacte de stabilité et son impact sur l'économie et la fiscalité de la France

Le pacte de stabilité et de croissance, hérité des critères de convergence de Maastricht et prolongé par le traité d'Amsterdam, couplé à une croissance en berne, accorde à la France une marge de manoeuvre réduite et même nulle en terme de dépenses publiques. Il limite ainsi à 3% du PIB notre déficit public et à 60% notre dette publique.

Or, au moment de la ratification du traité d'Amsterdam en 1997, la dette publique de la France atteignait déjà 60% du PIB et un déficit public 3,2%.

Le pacte de stabilité constitue donc un frein considérable à la lutte contre les prélèvements obligatoires qui pèsent sur les agents économiques et limite notre domaine d'intervention.

Par ailleurs, il constitue également un frein aux incitations fiscales que ce soit pour les ménages ou les entreprises en terme de relance de l'investissement ou de la consommation, notamment en période de crise économique, nous rendant moins attractifs et poussant aux délocalisations.

Bien que le pacte de stabilité ait récemment volé en éclats, du fait de la prévision pour 2009 d'un

déficit public de 5% à 6%, et d'une dette publique de 66% à 70% ; c'est lors des prémices de la récession, qui étaient palpables, que les gouvernements européens se devaient d'agir, ce qu'ils n'ont pas fait par crainte des sanctions pouvant être imposées par Bruxelles.

L'OMC et les droits de douane, Schengen et libre-circulation

En régulant à tout va la perception de droits de douane dans une logique contemporaine demondialisation et de marché libre-échangiste, le GATT puis l'OMC à partir de 1995, ont permis l'inondation du marché français par des produits étrangers à faible coût, en provenance de pays où le coût de la protection sociale n'est pas le même, notamment au sein des pays émergents. Les accords de Schengen renforcés par la traité de Maastricht, ont permis au sein de l'Union européenne, une circulation libre et totale des marchandises au détriment de la production nationale,

engendrant ainsi un véritable dumping social. Renforcé ensuite par l'élargissement de l'Union aux pays membres de l'Europe de l'est à faibles coûts de production., comme le démontre ladélocalisation de la production française en Roumanie par exemple.

Générant ainsi une concurrence déloyale entre la production nationale et étrangère, l'OMC et l'Union européenne ont, par une tarification douanière commune, la quasi-supression de la perception de droits douaniers ou par la suppression des frontières, contribué à la destruction de toutes les protections du pays, avec un impact considérable sur l'emploi et la production de richesses.

B. David